Mercredi 24 mars 2010 Mitch
Le lac Baïkal en long, en large et… en travers. Un article de La Montagne du Dimanche 21 mars 2010 téléchargez l’article ici et ici le site internet de Nomade Aventure l’organisateur du voyage

Crédit photo : Nomade Aventure, Absolut side-car sur le Baïkal
Posté dans 2010, Reportages | Pas de commentaires »
Samedi 1 décembre 2007 Mitch
Des images commentées de Marco amateur de voyages et de vieilles mécanique
Juillet 1993, près de Tomsk. Je suis invité à monter à bord d’un Yak 52. Je crois que c’est pour un p’tit baptème, en fait, je vais avoir droit à 20mn de voltige, façon “machine à laver”, secoué dans tous les sens, piqués, vrilles, loopings, tonneaux, radada au-dessus de la taïga, le grand jeu, quoi.
Le cockpit du Yak comme si vous y étiez. Ce que vous ne voyez pas, c’est le manche et le palonnier en double-commandes. Se retournant hilare, Rachid, le pilote Kazakh élève ses mains au-dessus de sa tête, m’invitant à prendre les commandes. Une fois en l’air, c’est pas si compliqué.
12 juillet 1993. la 2CV fourgonnette tente de contourner la basilique Sainte-Bazille par la place Rouge, à 30 m de l’entrée officielle du Kremlin. Émoi des flics locaux et engueulade. On l’a fait quand même.
11 000 km plus loin, la 2 CV est arrivée à bon port, c’est-à-dire celui de Vladivostok. C’était le 20 août 1993 et c’était la 1ère fois qu’une bagnole française arrivait jusqu’ici par la route. On s’est quand même bien gardé d’avoir demandé la moindre autorisation.
Près d’Irkoutsk, des copains sibériens tiennent à me montrer leur Oural “préparée” pour les courses de tout-terrain. Les connaisseurs apprécieront la magnéto “racing”. Je dois vous avouer que malgré tous nos efforts, la bête n’a jamais voulu démarrer.
J’attends vos commentaires,
Marco
3 Sides Oural, 3 couples en août 2001 sur l’ïle d’Olkhone, au Lac Baïkal.
Descente du bac sur l’ile d’Olkhone, principale île du Baîkal. Elle mesure 70 km de long sur environ 15 de large, à environ 350 km au nord d’Irkoutsk. Le lac mesure 600 km de long sur 80 de large et il est sur la latitude de Londres pour sa pointe sud à Edimbourgh pour la pointe nord. Vieux de 25 millions d’années et profond de 1 650 m, c’est la plus grande réserve d’eau douce (20%) de la planète. Sa surface est égale à celle de la Belgique. Il est très peu pollué, son eau est en principe potable et sa température moyenne est d’environ 3°, mais elle peut monter à 17 ° près des berges à la fin de l’été. Il est gelé de décembre à avril, les véhicules le traversent en hiver, la glace pouvant atteindre 1,5 m d’épaisseur. Des fois, ça casse et y’a pas mal de camions dans les abysses. 80 % des espèces animales et végétales qui constituent sa bio-masse sont endémiques.
Ravitaillement entre Irkoutsk et Olkhone. La pompe est alimentée directement par gravité depuis le camion citerne. Celui-ci à les roues Av montées sur des cales en bois et les pneus Ar sont dégonflés, pour incliner la cuve et faciliter l’écoulement. La débrouillardise russe dans toute sa splendeur.
Arrêtés au bord de la piste qui mène à Olkhone, encore en panne… Condensateurs d’allumage HS, plateaux d’avance centrifuge branlants, fils de bobine bricolés, dénudés, scotchés, épissurés, bobines foireuses, vis de fixation manquantes, carbus branlants, pointeaux plus étanches, flotteurs qui flottent quand ils veulent, boisseaux coincés, bougies claquées dans des filetages foireux, câbles effilochés qui se coincent, rayons de roues qui cassent, contacteurs fantaisistes, batteries HS, avec leurs fils directement soudés à l’étain sur les bornes… Bref, de quoi occuper ses vacances !
Pique-nique sibérien : au menu, omoul fumé (poisson de type salmonidé endémique au Baïkal) acheté à des pêcheurs locaux, crudités, pain et vodka (de la Baîkalskaya, kanienchna !) pour faire descendre. Il fait chaud, on se met à l’aise. Les motos se reposent, mais les arrêter n’est jamais très engageant ; redémarreront-elles ?
En fin de journée, le repos des aventuriers. Les guitounes, un feu de bois pour faire cuire le riz, un cadre magnifique… Ça, c’est la VRAIE vie !
Nous nous sommes arrêtés près d’une sorte de totem comme en érigent les Bouriates, peuple mongol endémique à cette région de Transbaïkalie appelée Bouriatie. Gengis Khan (ou Temudjinn, le “fils-du-loup”) était un Bouriate. Chamanistes, les Bouriates dressent ce genre de totems sur lesquelles ils accrochent des petits rubans de tissus qui matérialisent l’expression de leur spiritualité également emprunte de boudhisme.
Fin du quart-d’heure culturel, merci de votre attention…

Posté dans Reportages | Pas de commentaires »